Mon histoire
- Frédéric Amodru

- 1 juin
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 juin
Je m’appelle Frédéric Amodru, et je crois que j’ai toujours su, sans vraiment savoir le dire, que ma vie passerait par l’art.

Enfant, je ne cherchais pas forcément à écrire. Je cherchais à ressentir. Le crayon est devenu très tôt mon refuge, mon langage secret, celui qui me permettait de dire ce que je ne savais pas formuler autrement. À l’école, pendant que d’autres remplissaient les lignes, moi je remplissais les marges. De formes, de visages, d’ombres, de mondes intérieurs.
Vers douze ans, quelque chose s’est imposé avec une forme d’évidence silencieuse : je serais artiste. Même si je ne savais pas encore sous quelle forme. Stylisme, musique… tout m’attirait, tout me traversait. Mais déjà, il y avait ce besoin irrépressible de créer.
Dans mon parcours, certaines rencontres ont été des repères. Des présences qui n’imposent rien mais qui révèlent. Maître Florent Gallino, Maurice Passemard… des artistes qui, chacun à leur manière, ont affiné mon regard et m’ont appris à regarder autrement.
Et pourtant, pendant longtemps, la peinture est restée en arrière-plan. Comme une évidence mise en pause. J’ai exploré d’autres chemins, notamment la musique, mais quelque chose revenait toujours. Une forme de rappel intérieur, discret mais constant.
En 2018, une première porte s’était ouverte. Une proposition d’exposition. Et je ne l’ai pas saisie. Par doute, par peur peut-être, ou simplement parce que je n’étais pas encore prêt à me montrer.
Il a fallu du temps.
En 2022, encouragé par l’artiste peintre Iolanta Gondouin, j’ai pris une décision qui a changé mon rapport à moi-même : j’ai choisi la peinture. Pas comme une activité. Comme une direction de vie.
Depuis, je ne cherche plus à convaincre. Je cherche à être juste.
Mon travail se situe entre abstraction et figuration. Mais au fond, les mots importent peu. Ce qui compte, c’est ce qui échappe au langage. Ce que chacun vient projeter, ressentir, reconnaître ou non.
Chaque toile est une tentative. Une tentative de capter quelque chose d’insaisissable : une émotion, une tension, un souffle.
Il y a eu des étapes importantes. Des expositions en France. Un portrait de Carla Bruni partagé en 2023. Une œuvre vendue aux enchères pour une cause associative en 2024. Et en 2025, la signature de mon premier contrat en galerie. Des moments que je n’avais pas toujours osé imaginer.
Mais rien de tout cela n’a vraiment changé l’essentiel : je peins toujours comme on cherche. Comme on essaie de comprendre. Comme on avance à tâtons dans quelque chose de plus grand que soi.
Aujourd’hui, ma série Urban Pulse traduit cette énergie que je ressens dans le monde moderne. Les villes, leurs rythmes, leurs contradictions. Le bruit, le silence, la vitesse, les arrêts. Tout ce qui nous traverse sans qu’on s’en rende compte.
Je ne cherche pas à expliquer mes œuvres.
Je cherche à laisser une trace d’émotion, pour que chacun puisse y trouver la sienne.



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